Vous avez vécu d'autres histoires avec votre enfant, vous voulez partager votre vécu de bilingue ? Ecrivez-moi je vous publierai ici !

Le premier site d'information et de conseils sur le bilinguisme

Vous avez vécu d'autres histoires avec votre enfant, vous voulez partager votre vécu de bilingue ? Ecrivez-moi je vous publierai ici !
Mon mari parle le néerlandais, moi le français, notre environnement est plus neerlandais : l’école,les amis des enfants, le travail .Chez nous c’est comme une soupe, moi et mon mari nous parlons français, notre fils de 15 ans parle avec ses 3 freres en français et avec sa soeur en néerlandais car sinon elle ne veut pas lui répondre. Notre fille a commencé à parler assez tard et ses premiers mots etaient en français mais j’ai remarqué que c’est depuis qu’elle est rentrée a l’ecole à 3 ans.Sinon nos deux autes fils de 10ans et 8ans parlent entre eux le français et avec leur petite soeur un melange des deux. Quand mon mari parle le néerlandais avec les garçons, ils répondent en français ! Au debut nous parlions une seule langue a la maison, le français, c’est seulement depuis 2 ans que mon mari parle sa langue, le néerlandais avec les enfants…
J’ai decide d’enseigner l’Italien aux enfants.(les enfants sont trilingues Fr/Angl/Allem) Avec le Francais, c’etait ma langue maternelle. Depuis quelques semaines, tous les soirs nous avons notre petite « ceremonie ».On fait une ronde, et nous commencons. Cela dure 15 minutes et ce n’est que de l’Italien. Pas un mot de Francais. Je montre, utilise le meme vocabulaire, leur demande de faire des phrases avec le vocabulaire. C’est un jeu de theatre. Ils sont fascines. Ca rentre tout seul.
Hier soir, j’ai fait un bisou esquimau a mon fils et il m’a dit « sul naso! »(Sur le nez!) J’etais tres emue d’entendre mon fils parler Italien, une de mes langues maternelles que j’avais pour ainsi dire « enfouies » dans ma memoire et que j’hesitais a enseigner aux enfants.Je leur donne donc des bases. A l’ecole ou il y a une section Italienne ils vont pouvoir pratiquer, mais surtout, je les prepare pour les vacances cet ete: ils vont en colonies de vacances en Italie.
J’ai passé la première partie de ma vie en Corse où ma famille, originaire de Sardaigne, avait émigré juste après ma naissance, en 1955. J’y ai appris le français en même temps que l’italien, le corse et le sarde. Après le bac, j’ai poursuivi mes études en Sardaigne. Aujourd’hui, je suis marié avec une napolitaine et j’enseigne le français langue étrangère dans un lycée d’Oristano. Valeria, ma fille, est née à Oristano il y a maintenant sept ans, mais bien que jelui parle français depuis sa naissance, elle persiste à utiliser l’italien avec moi. Je n’ai jamais essayé de lui « enseigner » le français, comme on le fait à l’école. Au contraire, nous communiquons le plus naturellement possible, sans la contrainte des règles de grammaire et des notes, moi dans la langue de Dante et elle dans celle de Voltaire.
Il faut dire que Valeria utilise quelquefois le français, mais c’est quand on joue à « Barbara et Elisa », ses cousines qui habitent en Corse. Il nous arrive aussi dejouer à nous-mêmes, c’est-à-dire à « papa et Valeria », et là aussi, ça marche. Ce jeu, ce n’est pas moi qui l’ai proposé, fort de mon expérience de professeur.C’est ma fille qui l’a inventé.
Son petit frère, Ferdinando, réagit exactement comme elle: il parle toujoursitalien avec moi.
Les gens qui nous entendent parler trouvent la chose bizarre qu’un père, en Italie, s’adresse à leurs enfants en français et que ceux-ci lui répondent en italien, mais personnellement, j’ai accepté la chose et ma femme aussi.
Je suis Francaise, mariee avec un Costaricien et nous vivons aux Etats -Unis.Nous avons deux fils, Lucca bientot 3 ans (trilingue mais quis’exprime a la maison en espagnol)et Ludovico 1 an ( dont les 5 premiers mots sont en francais). Nous avons applique la methode, une personne une langue mais en leur laissant lechoix pour repondre. Mon mari et la nounou leur parlent donc en espagnol, moi en francais et l’ecole et les dessins animes se chargent de l’anglais. C’est deja une grande responsabilite de decider qu’un enfant sera trilingue mais en plus, ce que nous ne savions pas c’est qu’il allait falloir faire face a la pression de certaine personnes. Nous avons eu l’opposition de mes parents ( « Il ne parle pas beaucoup francais… »), l’opposition des gens qui n’ont pas eu le courage de faire ce choix pour leur enfant et qui soulignent le moindre signe de begaiement afin de se rassurer, et l’opposition de ceux qui n’y connaissent rien et qui pensent detenir la verite et qui affirme de but en blanc que si mon fils ne me parle pas en francais c’est que j’ai du le delaisser!!!
Apres 3 ans « d’experience », c’est une reussite totale avec mon aine (qui en plus n’a jamais eu de retard pour parler bien au contraire!). Il est en plus capable d’adapter la langue en fonction de son interlocuteur.
Pour le second, je vous le ferai savoir!Moralité: Il faut etre convaincu de la methode choisie, ne pas se laisser influencer par les autres et etre bien a l’ecoute de son enfant, car meme si les temoignages sont importants et nous rassure, il ne faut pas en faire une generalite, chaque enfant aura une adaptation differente.
Myra a 3 ans. Au début de sa vie nous vivions en Thaïlande. Elle a commencé à aller à l’école à 18 mois, dans une « crèche » anglophone. On parlait français à la maison, et anglais le reste du temps. Son apprentissage du français étaitpeut-être un peu plus long que les autres enfants, mais correct. L’anglais venait en même temps.
Puis nous avons déménagé au Vietnam peu avant ses 2 ans. Notreenvironnement a changé, nos amis aussi bien sur, et une nouvelle école anglophone. C’est la seule française à l’école. Et tous ses amis en dehors de l’école sont non francophones. Son papa voyage beaucoup et est peu souventà la maison. Je suis donc la seule personne à lui parler français Maintenant elle refuse de parler français. « It’s too difficult mummy » est ça phrase préférée quandje lui demande de s’exprimer en français. Quand on téléphone en France, elle est bloquée, rien ne sort car elle sait qu’elle doit parler en français. Et quand elle est fatiguée, elle me demande de lui parler en anglais, se concentrer sur le français est alors trop difficile.
Quand je parle de ça avec mes amis ils sont un peu horrifiés, mais je ne m’inquiète pas. Je sais que le jour où on rentre en France, il lui faudra un petit temps d’adaptation, mais que ça viendra très vite. Je suis contente de pouvoir offrir cette chance à ma fille, être bilingue dès les premières années de sa vie. Je sais que le français fait son petit bonhomme de chemin dans son cerveau, et que pour le moment elle refuse de le parler car ce n’est pas la langue de son environnement.
Par contre, chose qui est sur maintenant (nous avons beaucoup hésité avec mon mari), c’est qu’à partir de l’école primaire elle ira dans une école française où que nous soyons dans le monde (si nous avons le choix bien sur)Anne : Nous sommes une famille expatriée en Asie depuis 6 ans. Nous sommes confrontés au multilinguisme de plusieurs manières. La plus classique : faute d’école française, nos enfants vont dans une école britannique et font le CNED à la maison.
C’est en Birmanie il y a 6 ans, qu’entendant la nounou de notre bébé lui parler un sabir de quelques mots français qu’elle avait grapillés, plus d’anglais qu’elleparlait très moyennement, complété de birman pour le reste, que j’ai eu un sursaut et lui ai demandé de ne lui parler que birman. Surprise sur le coup, elle a été flattée je crois, et s’est alors mise à lui parler sans arrêt le verbiage typique d’une maman avec son enfant, et au bout de 18 mois de ce régime notre fils était bilingue, autant qu’on peut l’être à deux ans.
Nous avons quitté la Birmanie et il a oublié le birman. En arrivant en Thaïlande, nous n’avons pas eu tout de suite la bonne nounou pour renouveler l’expérience avec lui, mais sa petite soeur née ici parle elle 3 langues, français avec nous, thaï avec la nounou et anglais à l’école.
Ce qui pose d’autres problèmes : blonde, bouclée, les yeux bleus et la peau très blanche, c’est une beauté parfaite pour les locaux et dans les lieux publics ils se ruent sur elle pour la toucher. Lorsqu’ils se rendent compte qu’en plus elle parle un thaï parfait (prononciation très difficile pour les occidentaux), c’est carrément l’émeute !
Si je raconte tout cela, c’est parce que notre fille est une exception parmi les enfants de la communauté expatriée et que je trouve cela dommage.
Thomas (4ans) et Lucas (3 ans) sont nés dans une communauté flamande en Belgique. Leur mère est de langue maternelle anglaise, leur père de langue maternelle frisonne (communauté minoritaire aux Pays Bas)-Thomas a commencé à bien parler à 18 mois, à 3 ans il était trilingue anglais, frison et flamand, sans jamais se tromper de langue en fonction de son interlocuteur. La situation a changé quand la famille s’est installée en Uganda, Afrique de l’Ouest. La langue dominante à la maison est maintenant l’anglais(avec leur mère et les domestiques) et à l’école maternelle. Leur père continuede leur parler en frison, qu’ils comprennent parfaitement, mais ils lui répondent en anglais. De temps en temps ils lui demandent même de « parler bien », entendant par là de dire ce qu’il a à dire en anglais! Les deux garçons parlent entre eux et avec les autres enfants en anglais avec un fort accent ugandais, tandis qu’ils utilisent l’américain sans accent avec leur parents et des amis non ugandais.Ils connaissent aussi quelques mots de luganda, la langue locale, ils s’amusent souvent à jouer à créer des mots avec des sons empruntés à cette langue.Quand nous visitons les Pays Bas, ils sont confrontés au frison et au flamand ,tous leurs cousins ont grandi avec le flamand et non avec le frison, mais nos deux garçons ont oublié tout ce qu’ils connaissaient du flamand. Il leur faut en général quelques jours pour comprendre que leurs grand-parents ne comprennent pas l’anglais comme leur père, mais ils semblent comprendre immédiatement qu’ils n’arriveront à rien en parlant anglais avec leurs cousins du même âge! Ils semblent comprendre un peu de flamand autour d’eux et s’aventurent à parler frison, mais seulement avec d’autres enfants.
Petite bibliographie non exhaustive, générale et plus spécialisée.