Enfants bilingues - Site d'information et de conseils sur le bilinguisme

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L'auteur

Barbara Abdelilah-Bauer

Parcours

Le défi des enfants bilingues par Barbara Abdelilah-Bauer

Le défi des enfants bilingues :
grandir et vivre en parlant
plusieurs langues

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Ils ont dit

Le blog de Barbara Abdelilah-Bauer

7 février 2012

Une méthode « révolutionnaire » gratuite pour apprendre l’anglais

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Qu'est ce que
le bilinguisme ?

On distingue différentes formes de bilinguisme, en fonction du niveau de compétence dans chaque langue...

Idées reçues

Le bilinguisme de l'enfant est souvent mal compris et regardé avec scepticisme.
Dans des pays monolingue comme la France...

La famille bilingue

Comment gérer les langues quand chaque parent parle une langue différente au bébé et qu'aucune n'est la langue du pays où vit la famille ?

Monolingues,
Comment faire ?

Votre famille est monolingue mais, riche de tout ce que vous savez sur les avantages d'être bilingue dès le plus jeune âge, vous êtes tenté...

Grandir avec
plusieurs langues

La plupart des spécialistes s'accordent pour dire que la meilleure façon de devenir bilingue est d'être exposé à deux langues dès la naissance...

Barbara Abdelilah-Bauer

Scroll down for English

Je suis une immigrée en France, venue du pays de l’organisation rigoureuse, des saucisses, des autoroutes sans limitation de vitesse et d’Angela Merkel, pays si proche, mais si loin dans les représentations des Français.

Ma langue maternelle est donc l’allemand, ou devrais-je dire était ? Plus de 30 années de vie en France ont fait de moi une « bilingue tardive », ce qui m’autorise, selon les définitions savantes, d’avoir « un accent » et de faire quelques erreurs de syntaxe dans des moment de fatigue ou d’émotion.

Mais, malgré ces imperfections linguistiques, et malgré que je ne partage pas toutes les références culturelles avec les Français « de souche » , mes ancêtres n’étaient pas les Gaulois , je connais mieux la France que mon pays natal et je suis chez moi dans la langue de Molière, parfois même plus que dans celle de Goethe!

Mariée avec un Français d’origine algérienne, j’ai 3 enfants nés à Paris, qui sont aujourd’hui de jeunes adultes épanouis, plurilingues et multiculturels.

Ma situation familiale et ma pratique professionnelle m’ont naturellement amenée, il y a bientôt 25 ans, à vouloir transmettre ma langue maternelle, l’allemand, à de jeunes enfants. AFAAC – crèche et jardin d’enfants franco-allemands – a ouvert ses portes en 1986, à Créteil dans le Val de Marne.

Durant les années où j’ai dirigé cette structure, j’ai appris à promouvoir le bilinguisme et la langue allemande, auprès des partenaires institutionnels, mais aussi auprès des parents en majorité français pour qui le bilinguisme précoce était totalement inconnu.

Si la linguistique et la psycho-linguistique me permettait de comprendre comment se construit le langage bi/plurilingue, cet éclairage n’expliquait pas la manière dont les enfants du jardin d’enfants recevaient cette nouvelle langue, certains refusant tout contact avec les adultes parlant allemand, alors que d’autres devenaient bilingues en peu de temps.

C’est la psychologie sociale qui m’a permis de comprendre les comportements langagiers des enfants, ainsi que les attitudes et représentations des parents et de la société monolingue.

L’expertise acquise grâce à mes expériences professionnelles et personnelles, mais aussi durant des années d’études et de recherche scientifique, je souhaite la mettre à la disposition de ceux qui vivent au quotidien en contact avec plus d’une langue et culture, que ce soit en famille ou dans le champs professionnel.

Mon objectif est double:
Je souhaite soutenir et accompagner les parents dans leur aventure bilingue ou multilingue, en leur proposant conseil et guidance dans l’éducation de leurs enfants vers un bi/plurilinguisme épanoui.
Je souhaite accompagner les professionnels de la petite enfance, de la santé et de l’éducation dans leur démarche vers une meilleure prise en compte des particularités langagières et culturelles des familles plurilingues et/ou pluriculturelles.

Mes langues
J’ai toujours été attirée par la langue française que j’ai commencé à apprendre à 15 ans au lycée. Je l’ai étudiée à l’université, en même temps que l’anglais dans le but de devenir professeur de langues en Bavière.
Je suis venue en France pour faire un doctorat en lettres françaises, mais c’est en Algérie, où j’avais suivi mon mari, que j’ai appris à vraiment parler français! J’y ai aussi appris à me débrouiller en arabe, tout en enseignant l’allemand à l’université d’Oran.
A l’arabe dialectal s’ajouta l’arabe littéral, à l’INALCO, dès mon arrivée à Paris.
Apprendre des langues étrangères a toujours été une passion, et l’arabe n’était que la suite logique du français, mais aussi de l’anglais, de l’italien, du russe ou de l’espagnol, dont j’ai pu acquérir les bases au lycée et à l’université.
J’ai aussi toujours aimé enseigner les langues, que ce soit à l’université d’Oran ou de Marne la Vallée, dans la formation d’adultes à Paris, dans un lycée parisien, ou aux enfants, dans des ateliers du mercredi.

Ce que je crois
Je crois que la langue maternelle qui nous a été transmise par nos parents, est un trésor précieux que chacun doit pouvoir perfectionner et transmettre à ses enfants, où qu’il soit et quelle que soit cette langue.

Mais je crois aussi que la décision de transmettre, ou non, leur langue aux enfants appartient aux seuls parents.

Je crois que personne n’a le droit de conseiller à des parents d’abandonner leur langue natale parce qu’elle serait inutile à côté du français, selon une opinion trop répandue.

Mais je crois aussi que personne n’a le droit de renvoyer des familles à leurs « origines » en leur faisant croire que leur langue familiale, pratiquée quotidiennement dans une famille élargie, dans un quartier devenu refuge communautaire, a besoin d’une « dimension sociale » en dehors de ce contexte.

Je crois que chaque enfant doit pouvoir tirer fierté des répertoires linguistiques qu’il possède, et que c’est avec et à partir de ces compétences acquises avant l’école que doit se construire le français, langue seconde.

Et je rêve qu’un jour je n’aie plus à enseigner le bilinguisme à des étudiants ou à des professionnels de la santé et de l’éducation dans le cadre de diplômes intitulés « Pathologie du langage et bilinguisme », mais que l’intitulé de mes formations sera: « Pathologie du langage et monolinguisme » !

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In English/ en anglais
I’m an immigrant to France and come from the land of rigorous organisation, sausages, motorways without speed limits and Angela Merkel: a country nearby yet so foreign in the minds of the French.

So my mother tongue is – or should I say was? – German. I’ve become “a late bilingual”, which according to those in the know, means that I’m allowed to have an ‘accent’ and make some errors of syntax if tired or emotional.

Yet despite these linguistic imperfections and the fact that I do not share every cultural reference with those of French origin (not having the Gauls as ancestors !), I know France better than the country I was born in. Molière’s language comes naturally to me, sometimes even more than Goethe’s!

I’m married to a French man of Algerian origin and have 3 children, who were born in Paris and are now well-balanced multilingual and multicultural young adults.

My family situation and professional experience made it a natural progression for me to teach my native German to young children. Almost 25 years ago,  AFAAC , a  French-German day-care and kindergarten opened in Créteil near Paris.

Throughout the time I ran this organisation I learnt to promote bilingualism and the German language both to the institutional partners and to parents. The majority of the latter were French and early bilingualism was completely new to them.

Whilst linguistics and psycholinguistics explained  the bilingual/multilingual language acquisition, they did not explain how the children in the kindergarten related to this new language. Some of them refused to have any contact with the other adults who spoke German, whereas some of them became bilingual in a short space of time.

It was social psychology that helped me to explain the children’s linguistic behaviour as well as the parents’ attitudes and those of society in general.

I would like to share my expertise with those who are in daily contact with more than one language and culture, be it in a family or work environment. I have acquired this expertise both through professional and personal experience and through years of study and scientific research.

I have a dual objective:
 I aim to support parents on their multilingual adventure by advising and offering guidance to them on how they educate their children to become well balanced multilinguals

I aim to help health and education professionals so that the linguistic and cultural particularities of multilingual and/or multicultural families are taken into account.

My languages
I always enjoyed French and I began to learn it at secondary school at the age of 15. I studied both French and English at University with the goal of becoming a language teacher in Bavaria.
I came to France to do a PhD in French but I really learnt French when I followed my husband to Algeria! I also learnt to get by in Arabic whilst teaching German at the University of Oran.

As soon as I arrived in Paris I studied classic Arabic at the INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales)

I have always been passionate about learning foreign languages and Arabic was a logical progression not only from French but also from English, Russian or Spanish, whose basics I learnt at secondary school and University.

I’ve also always enjoyed teaching languages, be it at the University of Oran, Marne La Vallée or in a Parisian highschool, to adult learners or to children in Wednesday workshops.

What I believe
I believe that the mother tongue we learn from our parents is a precious gift that everybody should be able to improve and pass on to their children, wherever they are and whatever this language might be.

Yet I also think that the decision as to whether they pass their language on to the children or not belongs to the parents alone.

I  believe that nobody has the right to advise parents to drop their native tongue because it won’t be useful compared to French, according to a belief that is too widely held.

Yet I also believe that nobody has the right to send families back to their “origins” by making them believe that the home language they use daily within the extended family- in a neighbourhood that has become a community place of refuge- needs  to be practiced  outside of this context  in order to give it a  “social dimension”.

I believe that children should be proud of their linguistic repertoires and that French should be developed as a second language using these pre-school skills as a base.

I dream of a day when I’ll no longer have to teach bilingualism to students or health and education professionals within the framework of degrees entitled “Language pathology and bilingualism” but as part of a course entitled “Language pathology and monolingualism”!


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Bilinguisme équilibré :
Individu qui, en plus de sa première langue, possède une compétence comparable dans une autre langue ...

Ressources

Petite bibliographie non exhaustive, générale et plus spécialisée.

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