Enfants bilingues - Site d'information et de conseils sur le bilinguisme

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L'auteur

Barbara Abdelilah-Bauer

Parcours

Le défi des enfants bilingues par Barbara Abdelilah-Bauer

Le défi des enfants bilingues :
grandir et vivre en parlant
plusieurs langues

Exemples de lecture

Ils ont dit

Le blog de Barbara Abdelilah-Bauer

4 août 2010

Angélique Kidjo parle de ses langues

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Qu'est ce que
le bilinguisme ?

On distingue différentes formes de bilinguisme, en fonction du niveau de compétence dans chaque langue...

Idées reçues

Le bilinguisme de l'enfant est souvent mal compris et regardé avec scepticisme.
Dans des pays monolingue comme la France...

La famille bilingue

Comment gérer les langues quand chaque parent parle une langue différente au bébé et qu'aucune n'est la langue du pays où vit la famille ?

Monolingues,
Comment faire ?

Votre famille est monolingue mais, riche de tout ce que vous savez sur les avantages d'être bilingue dès le plus jeune âge, vous êtes tenté...

Grandir avec
plusieurs langues

La plupart des spécialistes s'accordent pour dire que la meilleure façon de devenir bilingue est d'être exposé à deux langues dès la naissance...

Actualités

Angélique Kidjo parle de ses langues

Publié le 4 août 2010

Je suis heureuse de pouvoir vous présenter une interview que j’ai réalisé le 2 août 2010 avec cette grande chanteuse. De passage dans sa ville en région parisienne, entre deux concerts, elle a répondu à ma question sur le nombre de langues qu’elle parle. Voici un extrait de l’interview :

Un petit rappel pour tous

Publié le 2 août 2010

En ces jours de dolce far niente et de torpeur estivale est tombé comme une flèche empoisonnée le discours du président de la République à Grenoble, menaçant de déchoir de la nationalité française les délinquants « d’origine étrangère ».

Bien sûr, comme tous les citoyens honnêtes, je ne me sens pas concernée par cette menace, ni mes enfants car , même étant Français d’origine étrangère , nous, leur parents sommes des honnêtes gens – comme vous!

Mais, étant d’origine allemande et portant dans mon inconscient le poids de l’histoire allemande, je ne peux pas rester sans réagir, en rappelant tout simplement l’article 1er de la constitution française:
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion…. »

à méditer ……

Hong Fei, une édition que j’aime

Publié le 25 juillet 2010

Hong Fei, nom français d’une « maison d’édition interculturelle » que je voudrais vous faire découvrir.

HongFei signifie en chinois « Grand oiseau en vol »  et figure les esprits voyageurs de ses deux créateurs.
HongFei Cultures façonne la rencontre de textes chinois et d’imaginaires français, à destination de la jeunesse.

Depuis 2007, HongFei Cultures sélectionne et traduit des textes de littérature chinoise accessibles aux enfants, en les augmentant d’illustrations originales d’artistes français. Le lecteur, quel que soit son âge, est invité à découvrir des contes, récits et poèmes chinois, en mettant ses pas dans ceux des illustrateurs français inspirés par leur rencontre singulière avec le monde chinois.

HongFei Cultures encourage la création des auteurs-illustrateurs pour la jeunesse en France, sur le thème du voyage et de la relation à l’autre.

« Loin de toute démarche identitaire ou patrimoniale, HongFei Cultures valorise l’intérêt pour l’inconnu et favorise son exploration à travers textes et images. Car, au-delà de l’expérience de la Chine, c’est celle sensible de l’Autre que nous souhaitons proposer et partager. »

Un livre sur les droits aux langues indigènes

Publié le 21 juillet 2010

Un nouveau livre par  Dr. Tove Skutnabb-Kangas et Dr Rob Dunbar publié par  Gáldu, the Centre de ressources pour les droits des peuples indigènes,  www.galdu.org:
« Indigenous Children’s Education as Linguistic Genocide and a Crime Against Humanity? A Global View »

Le livre peut être téléchargé gratuitement !

En France le bilinguisme est courant

Publié le 7 juillet 2010

Article paru en accès libre sur Libération.fr le 30 octobre 2009

Interview

Français, qui êtes-vous? (4/5). Alexandra Filhon, maître de conférences en sociologie à l’université Paris-X-Nanterre, analyse la question de la transmission des langues dans la famille.

Par CATHERINE COROLLER

Monolingues ou polyglottes, les Français ? Si la mondialisation pousse à l’apprentissage de l’anglais, certaines langues régionales résistent. Quid des langues d’immigration ? «La tradition d’intégration à la française, qui s’adresse aux parents migrants, voire aussi à leurs enfants socialisés en France, les invite à renoncer à leurs langues d’origine», note Alexandra Filhon, maître de conférences en sociologie à l’université Paris-X-Nanterre, dans son chapitre intitulé «Plurilinguisme et hiérarchie sociale entre les langues en France». Bref, la bataille du multilinguisme n’est pas gagnée, d’autant que toutes les langues n’ayant pas le même statut, les adultes adaptent leur comportement lorsque se pose la question de la transmission.

Pourquoi des parents décident-ils de parler une autre langue que le français avec leurs enfants ?

Plusieurs facteurs entrent en jeu. D’abord, toutes les langues ne sont pas sur le même pied. Certaines sont valorisées socialement, comme l’anglais, d’autres sont plus disqualifiées comme cela peut être le cas de l’arabe ou des langues africaines. Derrière, il y a une image sociale, on s’imagine une population faiblement diplômée ou peu intégrée.

Pourtant, l’arabe est parlé par des millions de gens…

C’est l’une des dix langues les plus parlées au monde. Mais il y a une différence entre l’arabe littéraire et l’arabe dialectal. La langue internationale, c’est l’arabe littéraire, qui est surtout écrit. Pour l’arabe dialectal, certains parents m’ont dit: «Je n’ai pas souhaité le transmettre à mes enfants, car je ne voulais pas qu’ils soient stigmatisés et qu’on leur colle une étiquette.» D’autres l’ont transmis par choix ou parce que c’est la langue qu’ils maîtrisent le mieux. Les migrants arabophones ont souvent été moins scolarisés, certaines femmes arrivent en France sans savoir parler le français. Dans ce cas, l’emploi de l’arabe ne se pose pas comme une stratégie, les gens le parlent parce qu’ils n’ont pas trop le choix. Au-delà, il peut y avoir des raisons affectives de transmettre une langue. Parler polonais ou mandingue à ses enfants, raconter des histoires dans sa langue natale, bercer son bébé avec des comptines transmises de génération en génération, c’est être fidèle au devoir de mémoire, se souvenir d’où l’on vient. On peut aussi transmettre sa langue pour des raisons politiques ou identitaires. Exemple : le kabyle.

Y a-t-il un statut spécifique des langues africaines ?

La façon de dénommer sa langue est parlante. Certains parents vont dire : «J’ai transmis l’africain ou le sénégalais», alors que cela n’existe pas. Au Sénégal, on parle wolof, sérère, poular, mandingue, soninké, diola.

Quid des langues régionales ?

On a la vision d’une France monolingue, or en métropole, le bilinguisme est un phénomène courant ! Une personne sur quatre a entendu dans son enfance ses parents lui parler une autre langue que le français, et lorsqu’il s’agissait d’une langue régionale, une fois sur deux, le français n’était même pas utilisé. J’ai mené des entretiens en Alsace et en Bretagne où j’ai rencontré des parents, jeunes, d’une quarantaine d’années, qui me disaient : «Quand mes enfants sont rentrés à l’école, ils ne parlaient pas le français.»

Les motivations des Alsaciens et des Bretons sont-elles les mêmes ?

Des deux côtés, il y a sans doute des parents militants, au sens politique du terme. Mais pour l’alsacien, il peut aussi y avoir un enjeu professionnel à le transmettre, contrairement au breton, qui se perd. L’alsacien est très proche de l’allemand. Les gens sont bercés par ces deux langues à la télé. Les maîtriser permet d’aller travailler outre-Rhin. Par ailleurs, l’alsacien est encore très parlé par les personnes âgées, en particulier. J’ai rencontré des femmes qui me disaient que pour travailler dans un hôpital, ne pas le maîtriser pouvait être problématique. Les langues régionales sont encore utilisées entre voisins ou amis, mais elles sont moins parlées aux enfants que l’anglais, qui est très fortement transmis, car considéré comme un plus.

La France se perçoit toujours comme un pays monolingue, cette situation peut-elle changer ?

Dans les années 60-70, le discours officiel tenu aux parents par des acteurs sociaux et certains enseignants était que parler en famille une autre langue que le français pouvait nuire aux enfants, bien que les linguistes ont montré que le plurilinguisme ne peut être néfaste au développement intellectuel de l’enfant. Nous en sommes sortis, mais pas complètement.

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Individu qui, en plus de sa première langue, possède une compétence comparable dans une autre langue ...

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Petite bibliographie non exhaustive, générale et plus spécialisée.

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